Les îles d’Istanbul un petit paradis à 1h d’Istanbul

Aujourd’hui je vous emmène avec moi visiter les îles d’Istanbul, appelées îles au prince ou Adalar qui signifie îles au pluriel en turc. ada signifie île, et -lar est le suffixe du pluriel. Adalar désigne donc un archipel.
Comme je vous le disais c’est mon petit exil l’endroit où j’aime allé me ressourcer, pour me couper du monde, du brouhaha de la ville. On y passe un où deux jours, on y loue des vélos et on fait le tour de l’île. Vous pouvez vous y promener, y manger et même louer des vélos pour la journée. Ça coûte 30TL la journée et c’est vraiment génial. Les voitures y sont interdites, seuls les minis bus de ville électriques et les 2 roues également électriques y sont autorisés. Les véhicules motorisés terrestres y sont interdits sauf services publics locaux, le seul transport pour les personnes est la charrette, généralement tirée par des chevaux, des ânes ou des mules.

L’atmosphère y est très calme, très détendue, on a l’impression de faire un bon dans le temps, de retourner 50 ans, 100ans en arrière, coupés de la société, il n’y a pas de voitures, pas de bruits, pas de pollution, tout est beau, propre, la nature domine tout, et les chats y vivent leur meilleure vie haha… c’est vraiment un petit havre de paix

De plus vous y verrez des paysages et des bâtisses plus incroyable les unes que les autres, l’architecture y est juste splendide. Je vous conseille vraiment de vous y balader, de vous y perdre pour mieux découvrir ces endroits incroyables.

Nous nous rendons sur l’île de Büyükada, c’est la dernière ile de l’archipel, c’est la plus grand île. Büyük signifie grande et ada signifie Île. C’est une ile résidentielle et c’est celle de par sa taille où il y a le plus d’activités à faire.

C’est principalement un lieu de promenade, en été pour se baigner l’île de Kınalıada est la plus jolie et celle qui offre encore quelques plages naturelles auxquelles l’accès n’est pas payant.

Il s’agit d’un archipel de neuf îles dans la mer de Marmara au sud-est d’Istanbul en Turquie, qu’on appelait autrefois Papadanisia : « îles des Popes », en raison du grand nombre de couvents qui y avaient été construits. Le nom « Îles des Princes » vient de ce qu’elles servirent de lieu de vacances à l’aristocratie byzantine. Les noms turcs Prens Adaları et Kızıl Adalar viennent respectivement du français Princes (jadis nom international) et du mot kızıl signifiant « rouges » ; 

Quatre de ces îles sont quotidiennement desservies, par différentes lignes de bateau. Situées à seulement une heure de bateau elles sont l’endroit idéal pour s’échapper le temps d’un week-end. Très calmes, vertes et majoritairement piétonnes ce sont de véritables petits havres de paix où il fait bon de se ressourcer. Ce fut personnellement mon endroit préféré durant ces 3 années et j’y allais dès que le temps si prêtait.

Büyükada, Heybeliada, Kınalıada et Burgazada sont les noms des 4 îles accessibles au public. Les autres îles étant privées.
On s’y rend en bateau depuis de le port de Kadiköy puisque nous habitons à Ümraniye sur la rive asiatique mais vous pouvez y accéder également depuis Eminönü.

Un peu d’histoire :
Durant l’antiquité les îles étaient peuplées de pêcheurs, de potiers et de chevriers, et dépendaient de Chalcédoine une cité grecque de Bithynie aujourd’hui partie intégrante d’Istanbul appelée Kadıköy

Leur position géographique et leur isolement favorisa à partir du 6e siècle la multiplication des ermitages et des monastères. À l’époque byzantine on exilait dans ces monastères les membres déchus de leurs fonctions des familles impériales et princières : leurs familles qui venaient les visiter se firent alors bâtir des résidences et des jardins dans les îles.

Ces pratiques continuèrent après 1453, après la chute de Constantinople par les Ottomans, à l’encontre des phanariotes exerçant des fonctions importantes dans l’Empire ottoman. Les Phanariotes étaient les familles aristocratiques de confession chrétienne orthodoxe, pour la plupart d’origine grecque, initialement regroupées dans le quartier du Phanar à Constantinople. Ce quartier est aujourd’hui connu comme le quartier de Fener – Balat à Istanbul ( vous pouvez découvrir ce quartier dans mon vlog sur Balat).

Au 19e siècle, les îles deviennent le lieu de vacance préféré des riches familles d’Istanbul de toute origine et confession. Grecques, turques ou levantines, elles y multiplient les villas de style victorien, notamment sur Büyükada .

De riches étrangers principalement des aristocrates russes blancs fuyant la Russie soviétique et des juifs fuyant l’antisémitisme européen les rejoignent. Tous ont en commun d’être fortunés, cultivés et francophones. Banni d’URSS, Léon Trotski y passera quatre années de 1929 à 1933. Une ambiance de tolérance multiculturelle caractérise l’archipel, et la Turquie moderne ne manque pas de la mettre en valeur.

J’espère que vous aurez l’occasion d’y aller, si cet article ne vous a pas convaincu, allez voir ma vidéo Youtube c’est certain qu’elle vous fera prendre vos billets d’avion 🙂

A bientôt sur Justinistanbul !

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